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Date de publication : jeudi 28 mars 2019

Travaux d’isolation des combles : les pièges à éviter

Isoler ses combles perdus est une opération fondamentale quand on entreprend la rénovation énergétique de son logement. Condensation, problèmes d’étanchéité, inefficacité, pont thermique, etc., il existe quelques points à vérifier pour éviter ces pièges.

Se baser uniquement sur le DPE

Si le DPE (Diagnostic de performance énergétique) peut être utile pour connaître l’état de l’isolation, les recommandations qu’il met en avant sont souvent insuffisantes pour sauter deux classes énergétiques et arriver à une consommation inférieure à 50 kWh/m²/an. Le recours aux conseillers énergie, voire à un bureau d’études, permet de définir les travaux à réaliser pour une isolation efficace.

Les propriétés thermiques d’un bâti ancien

Un bâtiment ancien dispose déjà d’une isolation devenue moins performante avec le temps. Les techniques et les matériaux utilisés pour la construction avant 1945 donnaient aux logements des propriétés thermiques que n’avaient pas les logements construits après 1960 :

  • inertie thermique plus grande,
  • ponts thermiques inexistants.
    Ces logements anciens sont souvent plus frais en été et gardent mieux la chaleur en hiver et il faut veiller à les conserver.

Ne pas procéder à une rénovation énergétique performante

Depuis le 1er janvier 2018, la loi TEPCV (transition énergétique pour la croissance verte) impose la réalisation d’une isolation performante lorsque des travaux importants sont engagés sur un logement (ravalement, réfection de la toiture, aménagement d’une nouvelle pièce habitable). Le niveau de performance imposé est celui de la réglementation thermique « par élément » définie à l’arrêté ministériel du 3 mai 2007, modifié par l’arrêté du 22 mars 2017. Cet arrêté définit par exemple un niveau de résistance thermique de 4,8 m2.K/W pour l’isolation des planchers de combles perdus.

Ne pas suivre un processus de rénovation thermique

La rénovation thermique d’un logement englobe de nombreux travaux. Les travaux prioritaires sont ceux qui touchent au bâti. Une maison bien isolée nécessite moins de chauffage et les nouveaux appareils n’auront pas besoin d’être trop puissants.
Si l’installation de panneaux photovoltaïques est envisagée, elle doit être réalisée avant l’isolation thermique de la toiture. Cette dernière doit toujours être accompagnée d’une ventilation efficace, pour évacuer l’humidité et renouveler l’air correctement.
Dans l’idéal, le processus de rénovation thermique doit suivre ce déroulé :

  1. isolation des combles et toitures,
  2. installation d’un système de ventilation performant,
  3. changement des fenêtres,
  4. remplacement de la chaudière ou installation d’un système de chauffage performant.

Ne pas s’occuper du système de ventilation

La ventilation est incontournable pour une isolation thermique efficace et elle est trop souvent négligée. Elle permet d’éviter la condensation qui entraîne de l’humidité dans le logement. La VMC double flux est la plus efficaces, puisqu’elle réutilise les calories de l’air expulsé. A défaut, une VMC simple flux hygrométrique sera plus simple à installer en rénovation et offrira un bon rendement.
Pour éviter les erreurs courantes en rénovation thermique, il pourra être utile de consulter le guide « rénover sans se tromper », édité par l’ADEME, le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de la Cohésion des territoires en novembre 2018.

Sources :
https://www.systemed.fr/conseils-bricolage/renovation-10-pieges-a-eviter,4100.html
http://www.cohesion-territoires.gouv.fr/obligation-de-travaux-en-cas-de-renovation-importante

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