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Date de publication : mardi 4 juin 2019

Isolations biosourcées : qu’est-ce que c’est ?

Le bâtiment résidentiel est l’un des principaux enjeux de la transition énergétique. Une rénovation écoresponsable réduit non seulement les consommations d’énergie non renouvelable et l’émission des gaz à effet de serre induits mais elle permet aussi de réduire l’énergie grise liée à la production des matériaux d’isolation. Qu’est-ce qu’une isolation biosourcée et quelle en est l’efficacité ?

Isolation biosourcée, de quoi s’agit-il ?

L’isolation biosourcée utilise des matériaux d’origine végétale ou animale. Entrent par exemple dans cette catégorie :
- la paille,
- le bois,
- la laine de mouton,
- le liège,
- le chanvre,
- la ouate de cellulose,
- etc.
L’intérêt des matériaux biosourcés dans l’isolation réside dans le fait qu’ils contribuent :
- à épargner les ressources naturelles,
- à stocker le carbone atmosphérique.

L’utilisation de matériaux biosourcés contribue plus largement au développement durable s’ils sont locaux et non transformés (ou le moins possible). En effet, leur transformation implique souvent l’ajout d’additifs chimiques ainsi longs transports.

Quelle disponibilité pour les matériaux biosourcés

L’isolation biosourcée est d’autant plus facile que les matériaux issus du vivant sont largement disponibles. Ainsi, la France produit 8 à 10 000 hectares de chanvre chaque année, ce qui la place au premier rang des pays producteurs européens.

Chaque seconde, 10 kilos de liège sont produits dans le monde, plus de 300 000 tonnes annuelles dont 80 % proviennent de nos voisins portugais et espagnols.

S’agissant de la paille, elle est considérée comme déchet et est peu utilisée. 5 % seulement de la production inutilisée permettrait de réaliser 500 000 isolations biosourcées chaque année.

Dernier exemple, le recyclage du textile permet de recueillir plus de 600 000 tonnes annuelles, alors que la production d’isolants utilisant cette matière ne représente que 3 000 tonnes annuelles.

Quelle efficacité pour les isolations biosourcées

Les isolants biosourcés montre une efficacité énergétique variable. Ainsi, la résistance thermique des bottes de paille ou des panneaux de paille compressée est supérieure à 7 m².K/W pour une épaisseur de 37 centimètres. La chènevotte de chanvre présente une résistance thermique de 4,17 m².K/W pour une épaisseur de 20 centimètres. La fibre de bois a une bonne résistance thermique sous la forme de rouleaux et panneaux semi-rigides (5 m².K/W pour 20 cm), tout comme la ouate de cellulose, qui bénéficie de l’aide « isolations à 1 euro pour l’isolation des combles perdus.

Pour obtenir la meilleure efficacité énergétique et éviter des dégâts ou une dégradation prématurée, il est important de choisir un professionnel garant pour l’environnement qui ait reçu une formation spécifique à la pose du matériau biosourcé choisi.

Sources :
http://www.batirpourlaplanete.fr/wp-content/uploads/2015/08/Guide-materiaux-biosources.pdf
http://www.qualiteconstruction.com/sites/default/files/2017-07/E-Isolants-Biosources-Vigilance.pdf

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